01CHRONIQUES DE LA PATROUILLE
Une ville pleine de mystères.
Un carnet presque plein.
Sifflot s’est fait connaître en résolvant l’affaire du Cône disparu. Après une filature de quarante minutes et trois appels radio, il a retrouvé le cône là où un collègue l’avait rangé. L’opération a reçu le nom de code « Orange mécanique de rangement ». Le brigadier en parle encore avec une discrétion très éloquente.
Il connaît son quartier par cœur. Le feu qui passe trop vite au rouge, le banc qui grince, le pigeon qui s’installe toujours sur la même voiture : rien ne lui échappe. Il a ouvert un dossier sur ce dernier. Le suspect refuse de décliner son identité et semble entretenir des liens étroits avec la boulangerie. Sifflot surveille la piste, surtout à l’heure de la sortie du pain.
Dans Wildcrew Arena, il retrouve tous les ingrédients d’une grande enquête : des déplacements rapides, des objets abandonnés et des gens qui prétendent ne rien avoir vu. Il prend des notes avec application, répond à sa radio et tente de retrouver le stylo qu’il tient déjà dans la main. Ce dernier mystère demeure le plus régulier de sa carrière.
Le quartier est calme. Sifflot y voit la preuve que ses lunettes font parfaitement leur travail.