01UNE HISTOIRE QUI EN APPELLE UNE AUTRE
Il en a vu passer.
Il compte bien rester.
Horace affirme avoir connu Wildcrew Arena avant qu’il y ait une arène. « À l’époque, c’était surtout du terrain », précise-t-il. Personne n’a trouvé les archives permettant de vérifier, mais il connaît des raccourcis qui n’apparaissent sur aucun plan. Quand on lui demande comment il les a découverts, il répond qu’il prenait déjà ce chemin pour aller chercher le journal.
Sa montre à gousset est un peu particulière. Elle retarde le lundi, avance quand on s’ennuie et s’arrête exactement au moment où Horace commence une histoire. Il soutient qu’elle vient d’une brocante. La brocante a pourtant fermé deux siècles avant sa naissance supposée. « Une bonne affaire, ça se prépare », dit-il en remettant tranquillement sa montre dans son gilet.
Les jeunes recrues pensent d’abord pouvoir le distancer. Puis elles le retrouvent à l’arrivée, assis sur un banc, leur proposant un bonbon qu’il avait prévu pour elles. Horace n’explique jamais sa méthode. Il tapote simplement sa canne, ajuste ses lunettes et demande si quelqu’un a pensé à prendre un petit pull.
Il n’est pas venu raconter le bon vieux temps. Enfin, pas uniquement. Asseyez-vous, il y a un passage intéressant.